Un peu le même scénario qu’hier
Le départ de cette 13ème étape a été donné à 13 h 20 de Saint-Jacques-de-Compostelle. Comme chaque jour, plusieurs coureurs tentent de fausser compagnie au peloton, mais en vain. Un peloton qui imprègne un rythme très soutenu, n’étant pas décidé à laisser la porte ouverte. Mais c’est après une heure de course que sept coureurs réussissent à s’échapper : Stephen Cummings (BMC), Elia Viviani (Liquigas Cannondale), Simon Clarke et Cameron Meyer (Origa GreenEdge), Linus Gerdeman (Radioshack Nissan), Juan-Antonio Flecha (Sky) et Thomas de Gendt (Vacansoleil DCM). Leur avance atteindra 3’40’’ pour redescendre à 50 secondes à 20 kilomètres de l’arrivée. Nacer Bouhanni, le champion de France en titre, victime d’une chute la veille et fatigué, a abandonné sur une zone de ravitaillement. Mais aujourd’hui, le peloton s’est trouvé piégé sous-estimant peut-être cette échappée. Il n’y a donc pas eu de sprint massif pour la victoire d’étape ! Stephen Cummings, 30 ans, s’est montré le plus intelligent aujourd’hui, pour s’imposer, seul et remporter ainsi son plus beau succès de sa carrière… alors qu’il avait à ses trousses, Juan Anton Flecha. C’est le maillot vert, John Degenkolb qui règle le sprint du peloton, avec 40 secondes de retard, et Lloyd se classe 10ème.
Classement de l’étape : 1er Stephen Cummings (BMC Racing), 2ème Cameron Meyer (Orica-Greenedge) à 4’’, 3ème Juan Antonio Flecha (Sky Procycling) à 4’’, 4ème Simon Clarke (Orica-Greenedge) à 14’’, 5ème Linus Gerdemann (Radioshack Nissan) à 14’’, 6ème Thomas De Gendt (Vacansoleil-DMC) à 14’’, 7ème John Degenkolb (Team Argos-Shimano) à 40’’, 8ème Allan Davis (Orica-Greenedge) à 40’’, 9ème Ben Swift (Sky Procycling) à 40’’, 10ème Lloyd à 40’’ (AG2R La mondiale).
Classement général : 1er Joaquin Rodriguez (Katusha) en 48h56’17’’, 2ème Alberto Contador (Saxo Bank-Tinkoff Bank) à 13’’, 3ème Christopher Froome (Sky Procycling) à 51’’, 4ème Alejandro Valverde (Movistar) à 1’20’’, 5ème Robert Gesink (Rabobank) à 2’59’’, 6ème Daniel Moreno (Katusha) à 3’29’’, 7ème Nicolas Roche à 4’22’’, 8ème Andrew Talansky (Garmin-Sharp) à 5’17’’, 9ème Laurens Ten Dam (Rabobank) à 5’18’’, 10ème Bauke Mollema (Rabobank) à 6’01’’… 130ème Lloyd à 1h14’12’’ du maillot rouge de leader.
Réaction de Lloyd : « Aujourd’hui, c’est un peu le même scénario qu’hier pour l’échappée, avec un parcours difficile tout au long de la journée ! Au départ, je devais faire un choix de stratégie comme mes jambes me le permettent, conte-tenu qu’elles sont vraiment bonnes. Moins de dix hommes, je ne bouge pas ! Après, dans le final difficile je me sentais vraiment bien. Cà ne s’est pas joué à grand-chose pour réussir dans cette étape… Il aurait été bon de mettre aussi la main à la pâte à la fin pour un regroupement général. Mais, on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre. En attendant…».
Steven Cummings, vainqueur de l'étape : «Il y avait de plus grands noms que moi, donc je savais qu'ils seraient observés. C'était une journée difficile et GreenEdge avait deux coureurs. Puis Flecha a attaqué avec le vent de face et j'ai essayé de rester dans sa roue. J'avais des forces pour une attaque, il fallait la tenter au bon moment et c'était le moment parfait pour partir. L'équipe est venue ici pour gagner des étapes et quand Philippe (Gilbert) a gagné, ça nous a enlevé la pression. Je savais qu'Argos-Shimano espérait un sprint, donc il fallait partir dès le début. J'ai dû faire beaucoup d'efforts pour prendre l'échappée, mais c'était la bonne. Depuis que je suis petit je regarde les Grands Tours à la télé, et j'ai toujours rêvé de gagner une étape sur l'un d'eux. Mais les opportunités sont limitées alors de gagner cela, c'est la plus belle victoire de ma carrière. J'ai galéré toute l'année et j'ai sévèrement chuté sur le Tour de France. En venant ici, je savais que si je passais la première semaine, j'irai mieux ensuite. Je veux dédier cette victoire à mon équipe et ma famille, tout ceux qui m'ont aidé cette année.»
Palas de Rei - Puerto de Ancares ( 149,2 km) : c’est un week-end difficile qui attend le peloton, avec trois étapes consécutives de montagne, samedi, dimanche et lundi. Samedi, Palas de Rei accueillera pour la première fois le départ d’une étape qui marquera la fin du passage du peloton en Galice. Les coureurs s’aventureront sur les routes de Castille et Leon, une grande première pour La Vuelta, jusqu’au col d’Ancares. Cette étape est compliquée avec cinq passages montagneux et une arrivée en altitude. En 2011, l’arrivée dans le col d’Ancares nous avait offert un duel inoubliable entre Cobo et Purito Rodriguez. Il y aura beaucoup de spectacle sur cette étape avec une arrivée très exigeante. Mais il faudra garder des forces pour les deux étapes suivantes.